Retour sur mes trois jours de déplacement à Berlin en Allemagne !
Dans le cadre de mes travaux avec la commission culture, j’ai travaillé ces dernières années sur la question de la restitution de biens culturels. La collaboration franco-allemande sur ce sujet est particulièrement riche, notamment sur les biens spoliés pendant la période nazie et la période coloniale.
J’ai ainsi pu échanger avec Thomas MICHELON, directeur de l’Institut Français d’Allemagne, Julien ACQUATELLA et Coralie VOM HOFE qui dirigent la Commission pour la restitution des biens et l’indemnisation des victimes de spoliations antisémites en France (CIVS).
J’ai aussi pu m’entretenir avec Jay ROWELL, directeur du Centre Marc Bloch et directeur de recherche au CNRS, le Docteur Julie SISSIA du fonds de provenance franco-allemand, et le Docteur Nikola DOLL, de l’Office fédéral pour la recherche de provenance des biens culturels spoliés sur la période 1933-1945.
Ces échanges étaient particulièrement intéressants dans le contexte de la montée des extrêmes droites en Europe et de la remise en question de la place de l’histoire de la Seconde guerre mondiale et du génocide des Juifs. Les tensions et risques d’instrumentalisation en Allemagne – entre biens spoliés pendant la période nazie, la RDA, et la période coloniale – sont toujours présents : chacune de ces périodes correspondant à des contextes spécifiques et ne devant pas servir à relativiser les autres.
Sur le fonds franco-allemand sur les provenances, j’ai eu la tristesse d’apprendre que son financement – mis en place lorsque Claudia Roth et Rima Abdul-Malak étaient ministres de la culture – s’éteindrait après 3 ans, malgré le lancement de nombreuses collaborations et projets.
L’expérience des biens spoliés pendant la période nazie pose aussi la question du résultat et du chemin : en effet, les processus de restitution restent longs et les biens effectivement rendus restent in fine limités en nombre. Mais le travail sur une restitution est aussi l’occasion d’approfondir nos connaissances sur le contexte de la spoliation et de son histoire, enrichissant les études et la recherche sur ces sujets.
Enfin, j’ai eu le plaisir de me rendre au Lycée Français de Berlin qui accueille plus de 850 élèves, où j’ai rencontré le proviseur, Patrick LAYET, ainsi que l’équipe de direction.
Nous avons échangé sur la réforme de l’AEFE, de ses conséquences pour l’établissement et le manque d’espace dans un contexte de croissance démographique des élèves de l’école, et du système spécifique lié à la co-tutelle par la ville de Berlin.
J’ai eu l’honneur de retrouver Monsieur l’Ambassadeur de France en Allemagne, François DELATTRE, pour échanger sur les sujets de la coopération franco-allemande et du contexte politique en Allemagne. J’ai aussi pu rencontrer les services consulaires et échanger sur les enjeux de la communauté française dans la circonscription de Berlin, notamment sur les modalités de vote aux prochaines échéances électorales.
Enfin, j’ai eu le grand plaisir de retrouver Marie-Julie JACQUEMOT et Stephan MAIGNE, conseillère et conseiller des Français·es de l’étranger et véritables relais locaux de nos compatriotes. Plus qu’une expertise de terrain, ces échanges montrent leur volonté de représenter et d’entraider la communauté française partout dans le monde.
Nous avons aussi pu organiser une rencontre avec les Français•es de Berlin pour leur présenter les travaux du Sénat et répondre à toutes leurs questions.
Un grand merci à toutes et tous pour ces rencontres !












