À la suite de notre mobilisation parlementaire du printemps, nous avons été reçus le 21 juillet dernier au ministère de l’Éducation nationale par le cabinet de l’ancienne ministre Elisabeth BORNE. Les échanges confirment l’inflexibilité du gouvernement sur cette question pourtant déterminante pour notre réseau d’enseignement à l’étranger.
Une position ministérielle inquiétante
Cette réunion faisait suite à notre courrier commun de juin, cosigné par cinq parlementaires de gauche & écologistes représentant les Françaises et Français de l’étranger.
Les échanges ont été particulièrement décevants. Le cabinet s’est montré inflexible sur la limitation à six ans des détachements, refusant même d’envisager un assouplissement à neuf ans : une position qui contraste avec la position du ministre délégué aux Français de l’étranger, Laurent SAINT-MARTIN, ainsi qu’avec celle de la députée et ancienne ministre de l’Éducation nationale, Anne GENETET, qui semblait pourtant ouverte à rouvrir la discussion à l’automne dernier.
Plus préoccupant encore, le ministère nie l’existence de difficultés de recrutement depuis 2021, malgré les alertes répétées des syndicats et des établissements. La DRH du ministère nous a communiqué des données qui confirment nos craintes sur l’application rigide de cette mesure, avec environ un enseignant sur cinq sollicitant une dérogation, et des dérogations accordées au compte-goutte, répondant davantage à des enjeux liés au manque d’attractivité de certains postes plutôt qu’à la prise en compte des situations personnelles des enseignants.
Nous allons solliciter une communication officielle sur ces chiffres, qui démontrent tout de même la quasi-impossibilité d’obtenir une dérogation, contraignant la grande majorité des enseignants à quitter leur poste, malgré les difficultés de recrutement et les postes vacants pour les établissements du réseau AEFE.
Nous avons également souligné le coût faramineux des déménagements, que nous estimons entre 750 000 et 1,5 million d’euros de frais de déménagement pour une année seule. Là aussi, nous demandons les projections budgétaires sur le coût de ces déménagements.
Notre mobilisation continue
Face à ce dialogue difficile, notre détermination reste entière. Cette politique à courte vue compromet l’excellence de notre réseau d’enseignement français à l’étranger et la stabilité des équipes pédagogiques.
Nous poursuivrons notre combat aux côtés des personnels enseignants, des représentants syndicaux et des familles pour faire entendre raison au gouvernement sur cette question.




