Le 4 juillet 2025, l’Assemblée des Français de l’Étranger a organisé, au Sénat et en ligne, un webinaire consacré à un enjeu essentiel pour nos compatriotes : l’accès à l’enseignement français à l’étranger. J’y ai participé pour défendre une vision claire : une école française véritablement accessible, inclusive et équitable, à la hauteur des valeurs que nous portons et des besoins des familles françaises établies hors de France.
L’école inclusive : un principe républicain à faire vivre partout
Depuis la loi pour l’égalité des droits de 2005, l’école inclusive est inscrite dans notre droit. Mais en pratique, de fortes inégalités persistent : en France, 23 % des enfants en situation de handicap n’étaient toujours pas scolarisés en 2024. Cette réalité interpelle, et elle concerne aussi les familles françaises établies à l’étranger.
Nous observons une augmentation du nombre d’enfants à besoins éducatifs particuliers. Face à ce défi, nous devons agir et investir dans des solutions concrètes, afin que chaque enfant puisse être accueilli dans de bonnes conditions.
Donner aux établissements les outils nécessaires
Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) jouent un rôle central dans l’inclusion scolaire. Pourtant, leur statut reste précaire : manque de reconnaissance, formation insuffisante, rémunérations faibles. Dans le réseau AEFE, leur situation est encore plus fragile, car ils sont souvent employés directement par les familles via des conventions, ce qui pose des difficultés juridiques et limite leur protection.
Au-delà des AESH, il est nécessaire de créer de véritables réseaux de ressources : enseignants spécialisés, psychologues de l’Éducation nationale, personnels formés pour accompagner les enfants, soutenir les familles et aider les enseignant•es à adapter leurs pratiques.
Des propositions concrètes pour avancer
Avec ma collègue Mélanie Vogel, nous portons, dans le cadre des Assises de la protection sociale des Français de l’étranger, des propositions précises pour faire avancer l’école inclusive :
- La mise en place d’un système de tiers payant pour les AESH, accompagné d’un fonds de préfinancement, afin que les familles n’aient plus à avancer les frais ;
- Le renforcement du statut et de la formation des AESH, pour reconnaître leur rôle indispensable ;
- Une meilleure représentation des lycéennes et lycéens scolarisés à l’étranger, en les intégrant pleinement aux instances nationales de vie lycéenne.
Ces mesures concrètes visent à transformer les constats en solutions réelles, au service des élèves et de leurs familles.
Vers une école française accessible, inclusive et responsable
Nos échanges du 4 juillet contribuent directement aux Assises, qui se poursuivent jusqu’en octobre. Nous continuerons d’y défendre une école française accessible à toutes et tous, inclusive pour les élèves, notamment en situation de handicap, et fidèle à nos valeurs républicaines.









