En route vers Stockholm, j’ai pu commencer mon déplacement par un échange avec M. l’Ambassadeur Thierry Carlier, ses services, et les Conseillères et Conseillers des Français de l’étranger Nadine Pripp, Emmanuel Rothan-Cederberg et Audrey Lebioda. Nous avons échangé sur la situation politique, économique et sécuritaire de la Suède, avant de nous concentrer sur les Françaises et Français de Suède. Peu de difficultés sont remontées aux conseillères et conseillers qui organisent régulièrement des permanences consulaires.
J’ai ensuite pu visiter en compagnie d’Audrey Lebioda le lycée français de Stockholm. Après une visite des deux campus par les élèves, nous avons pu échanger avec la direction, les enseignant•es et les parents sur les potentielles évolutions du modèle économique de l’AEFE, du bornage, et du modèle bien spécifique du lycée français de Stockholm qui reçoit des subventions publiques suédoises et dont les frais de scolarité sont encadrés et ne permettent donc pas de marge pour la gestion financière de l’école.
Après la visite et le déjeuner à la cantine du lycée, j’ai rencontré l’équipe de l’Institut Français de Suède. Nous avons échangé sur les activités menées par les services de coopération culturelles et scientifiques sur la mise en place de réseaux entre professionnel•les, sur la résidence d’artiste décarbonnés permettant un voyage exclusivement en train à travers les pays nordiques, la coopération audiovisuelle notamment en matière de films d’animation et de jeux vidéos, mais aussi sur la mise en relation d’éditeurs.
Alors que les industries culturelles et créatives représentent 5% du PIB français, leur rayonnement à l’international est essentiel et j’ai évoqué l’importance du soutien par la Commission de la Culture du Sénat d’un budget ambitieux pour le programme 185. Sur l’apprentissage du français en Suède, l’enjeu est double : alors que l’apprentissage d’une seconde langue étrangère après l’anglais est peu valorisé, le renouvellement des professeurs et la qualité de leur formation sont essentiels à la promotion de la langue française. La Suède compte aujourd’hui 5 écoles labellisées France Education. Sur le volet scientifique et universitaire, 21 universités suédoises font partie des universités européennes avec des universités françaises. Nos pays collaborent dans de nombreux domaines, et le poste essaye de structurer ses actions autour des priorités identifiées dans le partenariat stratégique entre la France et la Suède.
Lors de la réunion publique avec la communauté française de Stockholm, nos discussions se sont concentrées sur les reculs écologiques, sociaux et budgétaires de la France et sur les leviers pour continuer de lutter malgré un contexte politique peu favorable.
J’ai enfin pu m’entretenir avec les services consulaires et le chef de Chancellerie Olivier Priou. La section consulaire organise régulièrement des tournées consulaires dans les régions suédoises, accompagne les détenus français, souvent incarcérés pour trafic de stupéfiants, et assistent les français dans leurs démarches administratives. La Suède a un service public très dématérialisé, et cela se ressent dans la relation des Français·es de Suède avec l’administration française. La Suède est d’ailleurs le pays où le taux de participation aux dernières élections législatives était le plus élevé, principalement grâce au vote en ligne. Nous avons aussi évoqué les CNF, avec quelques dossiers qui ont pu se retrouver bloqués suite à des demandes ou refus de CNF.
Pour finir ce déplacement suédois, je me suis rendue au Parlement en compagnie d’Hélène Petit et d’Antonin Gauthier de la chancellerie politique. J’ai pu y rencontrer la présidente du groupe d’amitié France Suède Susanne Nordström avec laquelle nous avons pu évoquer les déplacements en France du groupe ainsi que les prochaines échéances de la vie politique suédoise. J’ai ensuite pu rencontrer Emma Nohren, Présidente de la Commission de l’Environnement et de l’Agriculture, écologiste et biologiste marine, avec laquelle nous avons discuté à battons rompus des problématiques communes en France comme en Suède rencontrées en matière de gestion des pêches et de protection de la biodiversité.
Juste le temps de prendre un Kanelbullar avant de repartir vers Paris. Encore merci à M. l’Ambassadeur Thierry Carlier et son équipe pour leur accueil, à Audrey pour ses perspectives et à toutes les personnes avec lesquelles j’ai pu échanger pour leurs éclairages.








