Le week-end du 29 mai, je me suis rendue au Printemps de Français du Monde ADFE au Sénégal, l’occasion de rendre compte de nos actions parlementaires pour les Françaises et Français de l’étranger. Des ateliers ont été organisés sur les principaux enjeux de la circonscription, notamment autour des enjeux d’aides sociales, d’handicap, du réseau AEFE, de sécurité et d’écologie. Des belles rencontres et de belles discussions, bravo et merci à eux pour l’organisation !
Nous avons discuté des aides sociales, notamment en direction des personnes en situation de handicap. Plusieurs témoignages ont mis en lumière des incohérences persistantes, en particulier concernant les conditions d’attribution de l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) et de l’AEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé). Il a été signalé que, malgré la déconjugalisation de l’AAH actée depuis plus d’un an, des demandes de revenus familiaux continuent d’être exigées pour l’attribution de ces aides, alors même qu’elles sont censées être individuelles. Nous avons convenu de nous pencher rapidement sur ce sujet.
Les échanges ont également porté sur le réseau AEFE. Sur les AESH (Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap) le constat est partagé : il est impératif de reconnaître ces personnels en leur offrant un véritable statut ainsi qu’une formation à la hauteur de leurs responsabilités. Plus largement, les sections sont attentives aux politiques d’inclusion scolaire mises en œuvre dans les établissements du réseau.
Le plan CAP 2030, qui vise à doubler les effectifs du réseau français à l’étranger et l’ouverture rapide et massive de nouveaux établissements dans la 9ème circonscription suscite des inquiétudes : difficultés de recrutement de professeurs qualifiés et partageant les valeurs de la République, risques pour la qualité de l’enseignement…
À Saly, la section Français du Monde – ADFE a organisé un temps d’échange sur les enjeux écologiques. Nous avons notamment visité une mangrove, un écosystème riche abritant une importante biodiversité. Cette mangrove représente une ressource vitale pour les populations locales, tant sur le plan alimentaire qu’économique, touristique, et dans la lutte contre l’érosion côtière.
La question de l’emploi a été abordée à travers les projets soutenus par le programme STAFE (Soutien au Tissu Associatif des Français à l’Étranger). Ces projets sont souvent moteurs d’initiatives locales, mais rencontrent des difficultés à se pérenniser du fait du financement qui ne peut être que ponctuel. Une réflexion sur la possibilité de soutien plus durable à ces actions semble nécessaire.
Nous avons également abordé la question préoccupante des réductions budgétaires actuelles, marquée par une diminution significative des budgets alloués aux aides sociales, aux bourses scolaires, ainsi qu’aux aides de type OLES (Organismes locaux d’entraide et de solidarité). Ces réductions budgétaires ont un impact direct et lourd sur les populations les plus vulnérables de la circonscription. En particulier, la baisse de 5,5 % constatée cette année a représenté une difficulté majeure pour de nombreux Français et Françaises, aggravant leur situation de précarité à l’étranger.
À cela s’ajoute un manque de visibilité sur les crédits qui seront attribués aux OLS pour l’année 2025. Cette incertitude budgétaire suscite de vives inquiétudes quant à la capacité de ces structures à continuer à soutenir efficacement les familles touchées par la diminution des bourses scolaires et des autres aides sociales. Il est donc urgent de clarifier les engagements financiers à venir et de garantir un soutien pérenne aux dispositifs d’aide sur le terrain.
J’en ai ensuite profité de ce déplacement au Sénégal pour rencontrer le président de l’Alliance des écologistes du Sénégal Baye Salla Mar, et les militantes et militants. J’ai aussi pu échanger avec Murielle, Aude et Ndeye engagées à Dakar et qui militent contre l’urbanisation et la privatisation du littoral, la pollution, les violences sexistes et sexuelles.
Enfin, sur le sujet de la protection des océans, je suis allée à la rencontre de l’association Surfrider Sénégal. Une association qui travaille sur la qualité de l’eau, la sensibilisation des jeunes et des surfeurs sur la protection de l’Océan, le plaidoyer contre la pollution et pour l’assainissement de Dakar.























