Lors de l’examen budgétaire 2026, nous avons une nouvelle fois porté au Sénat la question cruciale du financement de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE). Avec ma collègue Mélanie Vogel et moi-même avons bataillé pour proposer des solutions pérennes afin de garantir la continuité de ce pilier essentiel de la protection sociale des Français·es résidant hors de France.

Des propositions ambitieuses, systématiquement rejetées

Sur la dizaine d’amendements écologistes déposés, malgré l’urgence évidente, aucune proposition visant à flécher des financements vers la CFE n’a été adoptée.

Ces mesures sont indispensables pour garantir la continuité du service public, préserver la solidarité nationale et assurer que tous les Français·es à l’étranger puissent accéder à une protection sociale digne de ce nom.

Nos propositions pour sauver et moderniser la CFE :

Toutes ces initiatives ont reçu un avis défavorable de la part du gouvernement et de la droite sénatoriale, qui jugent prématurée la recherche de subventions malgré l’urgence unanimement reconnue par les associations, les conseillers des Français de l’étranger et même les missions de contrôle de l’État.

Une situation dramatique pour la CFE

La CFE assure aujourd’hui la couverture santé et retraite de dizaines de milliers d’affiliés. Ses missions de service public sont estimées à 26 millions d’euros, alors que les subventions de l’État ne représentent moins de 3 % de ce montant. La mission IGAS de cette année confirme ce que nous dénonçons depuis trois ans : la Caisse pourrait disparaître dans 3 à 4 ans sans un réengagement immédiat de l’État.

Le constat est simple et partagé par tous les acteurs concernés : la CFE est au bord de l’asphyxie financière. Et pourtant, aucune dotation d’urgence, aucun financement dédié, aucune réforme structurelle n’a été proposée par la majorité sénatoriale.

Une détermination intacte

Malgré le rejet systématique de nos propositions, nous ne baissons pas les bras. Notre engagement est clair : sécuriser le financement de la CFE, garantir sa pérennité et moderniser la protection sociale des Français·es de l’étranger. Les Écologistes continueront à porter ces combats au Sénat, jusqu’à ce que l’État assume pleinement ses responsabilités.