Je me suis rendue en ce début avril à Édimbourg à la rencontre de la communauté française.
J’ai commencé ce déplacement par un entretien avec le Consul Général Stéphane Pailler et son adjointe Françoise Sid-Ahmed. L’occasion d’échanger sur les prérogatives du Consulat Général à Édimbourg et la réintroduction de la demande et remise des passeports depuis quelques mois. Demande continue des Français·es d’Écosse depuis la suppression des services consulaires en Écosse en 2017.
Le dépôt de demande de passeport à Londres était fastidieux, notamment pour les familles et les personnes âgées. Cela nécessitait aussi pour le poste consulaire à Londres l’organisation de nombreuses tournées consulaires et une réorganisation constante des services. Nous avons discuté des critères ayant permis au poste d’obtenir cette délégation.
Le poste est de plus en première ligne pour répondre aux demandes d’urgence des Français•es de passage, alors que 350 000 Français•es voyagent chaque année en Écosse. La communauté française s’articule en outre autour des deux consuls honoraires, à Aberdeen et Glasgow, ainsi que deux associations FLAM à Glasgow et Édimbourg et d’une OLES.
Ces échanges ont aussi été l’occasion de discuter de la situation politique écossaise. Nous avons ainsi échangé sur les évolutions et positionnements politiques sur l’indépendance, après le référendum de 2014, sur les prérogatives du parlement écossais par rapport à Londres, et sur les positionnements politiques spécifiques de l’Écosse, notamment les positions anti-militaristes marquées. Les divergences de vue entre Édimbourg et Londres sont aussi particulièrement marquées sur l’opposition au nucléaire, et la volonté de l’Écosse de passer à un mix 100% renouvelables.
L’Institut Français à Édimbourg accueille quant à lui environ 1 200 étudiant•es par an et emploie environ 25 professeur•es. La programmation culturelle de l’Institut est importante malgré des budgets très limités. S’inscrivant dans un environnement local culturel très riche, l’institut articule ces évènements à renommée internationale dans le domaine du théâtre, de la musique ou du livre afin de pouvoir maximiser la visibilité des acteurs culturels français y participant. L’Institut a notamment bénéficié en 2025 d’un cofinancement du fond franco-allemand pour des projets organisés de concert avec l’institut Goethe.
J’ai aussi pu échanger avec les conseillères des Français•es de l’étranger Véronique Miller et Brigitte Guénier sur les problématiques de la communauté française et ses évolutions ces dernières années.








