Aux côtés de ma collègue sénatrice Mélanie VOGEL, j’ai adressé ce jour un courrier au ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean-Nöel BARROT, concernant la représentation des lycéen·nes scolarisé·es au sein des établissements français à l’étranger aux instances de la vie lycéenne et au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).
Une mobilisation des lycéen·nes français·es de l’étranger
La mobilisation lycéenne qui a gagné l’ensemble du territoire national, et trouve également un écho chez les lycéen·nes français·es scolarisé·es à l’étranger, puisque des mobilisations se structurent au sein de nombreux établissements du réseau, à Berlin, Vienne, Rome, Munich, Prague ou Madrid.
Depuis des années, nous alertons régulièrement, aux côtés des représentants syndicaux, sur les conséquences désastreuses de cette politique d’éducation menée par le gouvernement en place.

Des revendications légitimes
Les impacts négatifs que nous dénoncions se confirment aujourd’hui :
- Une crise de recrutement aggravée des professeurs
- Un bâti scolaire inadapté voir insalubre selon les territoires
- Des horaires surchargés qui conduisent au décrochage scolaire
- Une poursuite d’études inégalitaire et conditionnée par Parcoursup.
Un proposition de renforcement de la représentation des lycéen·nes
C’est dans cette perspective que nous avions déposé, avec ma collègue Mélanie VOGEL, la proposition de loi n°859 visant à garantir une meilleure représentation des lycéen·nes scolarisé·es au sein des établissements français à l’étranger aux instances de la vie lycéenne et au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, déposée le 16 juillet 2025.
Elle prévoit qu’un·e représentant·e des lycéen·nes, issu·e des conseils de la vie lycéenne des établissements français à l’étranger, siège au conseil d’administration de l’Agence. Elle prévoit également que ces lycéen·nes participent, par l’intermédiaire de leurs représentant·es, aux commissions consultatives nationales et académiques compétentes en matière de vie lycéenne.
Ces travaux, spécifiques aux élèves des lycées français à l’étranger, pourraient inspirer des avancées pour l’ensemble des lycéen·nes.
Notre conviction : un droit à la démocratie scolaire et à l’écoute des lycéen·nes
Les élèves doivent pouvoir participer pleinement à la vie démocratique de leur établissement, l’éducation à la citoyenneté doit être renforcée et une véritable représentation lycéenne doit émerger au sein des établissements du réseau français à l’étranger. Cette représentation soutiendrait aussi le sentiment d’appartenance des élèves à leur établissement et leur permettrait de faire entendre leur voix.
Retrouvez notre courrier ci-dessous et sur ce lien, notre proposition de loi.





