Bilan de ma première année en commission affaires européennes

En tant que vice-présidente de la Commission des Affaires européennes du Sénat, je souhaite porter une vision ambitieuse de l’Europe écologique et sociale, qui s’inscrit dans une réorientation profonde des politiques européennes face aux défis de notre temps.

La Commission étudie les projets de législation européenne soumis à l’examen du Sénat et participe à l’élaboration des résolutions européennes qui permettent aux parlementaires d’influer sur les positions françaises au Conseil de l’Union Européenne. Elle contribue également au contrôle des positions du gouvernement avant et après chaque Conseil européen, ainsi qu’à la vérification du respect du principe de subsidiarité. Ce travail parlementaire est essentiel pour peser sur les orientations européennes. Nous avons notamment étudié 18 propositions de résolution européenne (PPRE).

J’ai demandé au gouvernement de se positionner pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et au Liban et pour la suspension de l’accord UE-Israël face aux violations du droit international.

Avec mes collègues Écologistes, nous nous sommes opposés à l’accord UE-Mercosur, en ligne avec la position constante des Verts français contre les traités de libre-échange. Je plaide aussi pour une autonomie stratégique et de défense au sein de l’Union Européenne, qui prenne mieux en compte les questions environnementales, de traçabilité ou d’usage final plutôt que la seule approche militaro-industrielle.

J’alerte régulièrement sur les risques de recul des ambitions de la nouvelle Commission européenne. Dans l’ancienne Commission, j’avais demandé au gouvernement français de contester la nomination de Wopke Hoekstra, passé par Shell et McKinsey, en tant que commissaire à l’Action climatique. Face à la nouvelle Commission, incluant un Commissaire d’Extrême Droite, je me battrai pour que le Pacte vert ne soit pas vidé de sa substance.

Le 17 janvier 2024, la commission des affaires européennes a organisé une table ronde avec les ambassadeurs des États membres de l’UE sur les perspectives d’adhésion de nouveaux États et sur les réformes parallèles à mener dans l’UE.