Route pour Boston, où j’ai commencé ma visite par une rencontre avec a rencontré Richard Ulffers le Directeur de l’International School of Boston, qui m’a accueilli malgré les vacances scolaires. Nous avons notamment échangé sur la difficulté à obtenir des visas pour les enseignants détachés recrutés en France. Le nombre de détaché dans cet établissement partenaire reste néanmoins limité, à hauteur de 10 détachés directs pour une centaine d’enseignants. La part d’enseignants titulaires de l’éducation nationale, en disponibilité ou ayant démissionné et néanmoins importante. Nous sommes aussi revenus sur l’impact du bornage sur l’attractivité de l’établissement, l’investissement des professeurs sur la durée étant importante pour le développement des projets pédagogiques et la confiance des parents dans l’établissement.
Nous avons aussi échangé avec la direction sur les annonces de l’AEFE et l’impact sur les établissements américains dont la contribution est particulière puisque non basée sur un pourcentage des frais de scolarité mais sur une contribution par élève. L’établissement fait de plus partie du réseau MLF, bénéficiant ainsi des formations MLF et AEFE. Nous avons discuté de l’intérêt des familles pour l’IB et le BFI. L’IB représente une majorité des demandes des élèves dans l’établissement, celui-ci étant bien reconnu pour pouvoir intégrer les universités américaines.
J’ai ensuite pu déjeuner avec les représentants de la « Team France éco » sur les sujets d’innovation et l’écosystème bostonien, (Business France Healthcare – North America, CCEF – Comite de Boston – Nouvelle Angleterre, French Tech Boston et FACCNE ⎮ French-American Chamber of Commerce, New England). Nous avons notamment discuté de l’impact présent et à venir de l’IA sur le mode d’organisation du travail et sur la nécessité d’adapter rapidement les cursus universitaires français à cette nouvelle donne. L’écosystème économique s’est globalement adapté à la situation d’incertitude causée par les annonces quotidiennes de Donald Trump même si l’inflation a été très importante et impacte l’économie et les consommateurs.
J’ai eu plusieurs échanges avec des chercheurs et étudiants français dans l’écosystème universitaire riche de Boston, avec le MIT et Harvard mais aussi une centaine d’universités dans la région. Les incertitudes quant aux visas, à la liberté académique et au financement de la recherche sont importantes. Nous avons aussi pu échanger sur les différences entre le soutien aux doctorants et à la création de labo pour de jeunes chercheurs, sur la pression administrative moindre posée sur les chercheurs aux États-Unis, et ainsi la possibilité de passer plus de temps à faire de la recherche, avec des infrastructures disponibles de haut niveau.
J’ai aussi eu la chance de rencontrer la représentante de l’entreprise VELA, qui développe un projet ambitieux de trimaran permettant de faire du transport de marchandise à la voile, les avantages de ces modes de transport décarbonés, alors que le transport de marchandise représente aujourd’hui 3% des émissions de CO2 mondiale et pourrait représenter 17% d’ici 2050, est majeur. Mais les avantages ne s’arrêtent pas là, ces bateaux contribuant à la pollution sonore qui impacte directement la biodiversité marine, et la non utilisation des eaux de Balast représentant un risque aussi de déséquilibre des écosystèmes marins. L’enjeu est aussi social, puisque ce transport crée des emplois sur le territoire français. A contrario, les cargos emploient souvent une main d’œuvre étrangère à bas coûts, avec pas ou peu de respect du droit du travail.
L’objectif de VELA est le développement de 5 bateaux, afin de permettre un départ transatlantique hebdomadaire entre Caen et la côte Ouest américaine.
Enfin, David Miller et Erica Dour m’ont accueilli à la French Library pour une visite guidée de l’Alliance française. L’occasion d’échanger sur la promotion de la culture et de la langue française, en Nouvelle-Angleterre.













